LA
MEDIATION CONVENTIONNELLE :
du
règlement des litiges… à leur prévention
Tout contrat ou accord doit
s'exécuter de bonne foi : contrat de travail ou accord collectif,
contrat commercial ou contrat d'entreprise. Mais parfois, la nécessaire
collaboration des parties peut s'altérer, notamment en raison de malentendus,
de manquements ou abus divers. Dès lors que le conflit est bien engagé,
l'action en justice paraît généralement inéluctable, même lorsque la raison
commanderait aux parties de rechercher une solution négociée…
Afin de prévenir un contentieux
judiciaire, il est donc souhaitable que le contrat ou l'accord comporte une clause
de règlement amiable des litiges. Toutefois, dans le cadre d'une telle
tentative obligatoire de conciliation, le plus souvent chacun campe sur ses
positions et ce préliminaire est alors voué à l'échec.
Face à cette éventualité, les
parties peuvent également prévoir une clause de médiation, en vue de
négocier les points litigieux afin de parvenir à un arrangement amiable avec
l'assistance d'un tiers, préalablement désigné au contrat et rémunéré par
elles. Le recours à ce médiateur peut être contractuellement imposé avant toute
procédure contentieuse.
Ni juge, ni arbitre, le
médiateur est choisi en considération de sa crédibilité, de son indépendance et
de sa neutralité ; il peut être accompagné d'un co-médiateur. Il écoutera les
parties tantôt ensemble, tantôt séparément et en toute confidentialité.
Eventuellement, il pourra inviter d'autres personnes à participer de leur plein
gré à la médiation, compte tenu de leur connaissance de l'affaire et de la
contribution qu'elles pourront apporter à son dénouement.
Après avoir compris et analysé
le contexte, il s'emploiera à faciliter l'émergence d'une solution, qui
recueillera l'adhésion de toutes les parties, lorsque celles-ci seront
parvenues à dépasser leurs points de vue antagonistes, pour s'entendre sur une
position commune, le cas échéant, avec l'assistance de leurs conseils
respectifs ou d'un expert.
Le succès de cette démarche
conduira à la conclusion d'une transaction ou d'un protocole d'accord écrit.
Mais en cas d'échec au terme du délai imparti, il sera dressé un simple
procès-verbal constatant que la médiation n'a pas abouti, sans autre
motivation.
Les avantages d'une telle
démarche par rapport à une procédure judiciaire sont multiples : notamment un
coût moindre ; une rapidité accrue, une discrétion garantie, une meilleure
maîtrise de la situation, ainsi que la liberté de chacun de poursuivre ou de
rompre la médiation.à tout moment et en toute connaissance de cause.
En outre, contrairement à un
procès, une médiation réussie permettra souvent de rétablir des relations
normales entre les protagonistes et pourra aboutir à la création de solutions
originales, qui tout en étant parfaitement licites, seraient inconcevables aux
yeux d'un juge, tenu de trancher le litige conformément au droit applicable.
Enfin, dans l'hypothèse où
l'exécution de l'accord soulèverait des difficultés, les parties pourront
convenir d'un retour devant le médiateur, afin d'en réexaminer les modalités et
de les adapter. D'ailleurs, pourquoi ne pas concevoir la médiation comme un
mode de gestion préventive, notamment à l'occasion d'opérations contractuelles
complexes, tels certains chantiers ?
VOSGES MEDIATION : un
centre de médiation créé par les avocats du barreau d'Epinal
19,
rue des Halles - 88000 EPINAL Téléphone : 03 29 31 48 29