Le Droit Individuel à la Formation
Au
cours de l’exécution du contrat de travail :
L’action est réalisée en accord avec l’employeur,
mais à l’initiative du salarié : elle pourrait correspondre à une action
inscrite au plan de formation sans faire l’objet d’une reconnaissance de l’entreprise,
telle l’action de développement des compétences. Toutefois, l’adaptation au
poste ne saurait relever du DIF. Le DIF s’exerce hors temps de travail (durant
des RTT, mais hors congés payés ou arrêt maladie...) sauf accord de branche prévoyant
qu’une partie du DIF peut se dérouler durant ce temps. Il est rémunéré, éventuellement
sous forme de « titres-formation », par une
allocation égale à 50 % du salaire annuel net et exonérée de toutes
cotisations, y compris CSG et CRDS, et donne également lieu à
prise en charge des frais par l’entreprise.
Le silence de l’employeur pendant un mois
suivant la demande vaut acceptation du DIF. En cas de désaccord durant deux années
consécutives, le salarié pourra solliciter un CIF auprès du Fongecif et s’il l’obtient, son employeur devra verser à l’Opca, l’allocation formation majorée des frais de
formation.
Et
lors de la rupture du contrat de travail ?
En toute hypothèse, le DIF doit être
demandé durant le préavis. A défaut, il est perdu sauf accord de branche prévoyant
la transférabilité du DIF chez un nouvel employeur au
sein soit d’un même groupe, soit d’une même branche professionnelle (métallurgie,
agriculture, BTP…).
En cas de démission, l’employeur
peut opposer un refus. S’il accepte le DIF, la formation doit débuter avant la
fin du préavis et donne lieu au paiement de l’allocation formation et des frais
à hauteur des heures de formation réalisées. Le départ en retraite, ainsi que
le licenciement pour faute grave ou lourde, n’ouvrent pas droit au DIF.
Cependant, dans les autres cas et au plus tard le 7 mai 2005, l’employeur est
tenu d’indiquer le droit aux heures de formation acquis par le salarié dans la
lettre de licenciement et devra accepter une demande de DIF formulée
durant le préavis, la formation pouvant commencer après la fin de celui-ci. Il
verse alors l’allocation de formation correspondant à la totalité des droits
acquis par le salarié, à l’exclusion des frais de formation. Mais si le DIF est
utilisé dans le cadre d’une convention de reclassement personnalisé suite à un
licenciement économique, la durée des droits est doublée jusqu’à 240 heures et
l’employeur ne verse pas l’allocation, mais 2 mois de salaire à l’ASSEDIC.
En vue d’une gestion optimale du DIF, les
employeurs doivent impérativement connaître leur accord de branche, parfois dérogatoire
au droit commun, cerner les projets de formation de leurs salariés lors de l’entretien
professionnel organisé au moins tous les 2 ans et déterminer dans quelle mesure
le DIF pourra s’intégrer dans le plan de formation de l’entreprise.